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Six mois seulement après son inauguration officielle sous le parrainage du ministre d’État, Jean-Louis Borloo et du président de la Fédération des industries nautiques, Jean-François Fountaine, l’Association pour la plaisance éco-responsable (APER) est aujourd’hui prête à organiser la déconstruction des vieux bateaux.

Au cours des derniers mois, l’APER a réalisé une sélection précise des opérateurs déchets en mesure de déconstruire les bateaux de plaisance hors d’usage (BPHU). A ce jour, 27 centres répartis sur l’ensemble du territoire, remplissent les critères définis par le cahier des charges établi par l’APER, garantissant le respect de la législation environnementale et une totale traçabilité de la gestion des déchets.
Parallèlement, en droite ligne avec les orientations du Grenelle de la mer auquel elle a participé, l’APER a développé différents outils à destination des propriétaires désireux de faire déconstruire leur bateau :
-> Un réseau national de Points Conseils, pour informer les propriétaires de bateau à déconstruire des procédures de désimmatriculation et établir les devis de déconstruction grâce à la fiche d’identification.
-> Un Numéro Vert : 0 805 400 867.
-> Un site internet :  www.aper.asso.fr (permettant la réalisation d’un devis sous une semaine).
-> Des opérateurs déchets prêts à déconstruire les BPHU partout en France et à traiter les déchets tout en respectant l’environnement.
L’APER se positionne comme une véritable « porte d’entrée » de la déconstruction des bateaux en France. Elle s’associe également à l’appel à projet européen APROVED traitant du démantèlement des bateaux et du traitement des résidus de broyages composites.
Les tout premiers BPHU devraient être pris en charge dans les prochaines semaines.
L’APER tient à remercier la Fédération des industries nautiques grâce à laquelle les études menées pendant huit ans ont permis la mise en place d’un outil indépendant permettant de se séparer des vieux bateaux stationnés dans les ports, dans les jardins ou dans les chantiers navals en assurant une déconstruction propre, dans les meilleures délais et dans une totale transparence.

Produire du biocarburant, pour les bateaux de pêche, issu des graisses de poisson et de déchets de charcuteries : c’est le projet qui va être expérimenté dès l’an prochain à Douarnenez.

La Bretagne pourrait bien être la première région française à produire du biodiesel d’origine animale. C’est-à-dire un carburant fabriqué à partir de résidus des industries agroalimentaires ou halieutiques. Agrogasoil va bientôt d’expérimenter le processus de fabrication, dès l’année prochaine à Douarnenez, avant l’implantation d’une série de petites unités.

Déchets à valoriser
Au groupe d’industriels, d’universités et de bureaux d’études qui le composent, il ne reste plus qu’à décrocher la subvention de l’État accordée à tout projet de recherche et développement labellisé par un pôle de compétitivité. En l’occurrence ici, il s’agit du pôle Mer Bretagne, parce qu’en bout de chaîne, le biodiesel servira de carburant aux navires de pêche, pour réduire leurs coûts d’exploitation.
« Agrogasoil » est intéressant à plusieurs titres. D’abord parce qu’il constitue une solution alternative au plan biocarburants français. Ce plan est jusqu’ici exclusivement d’origine végétale, alors que le marché s’ouvre en fonction de l’augmentation du seuil d’incorporation minimum de biodiesel à la pompe (7 % en 2010, 10 % en 2015).
Ensuite parce qu’il valorise des coproduits, généralement détruits. Des graisses de sardines difficilement traitées par la chambre de commerce Quimper Cornouaille. Ou les déchets de salaison de Monique Ranou, à Saint-Evarzec, près de Quimper, qui a payé en 2008, 465 000 € pour détruire près de 5 000 tonnes d’os, de viandes souillées et de graisses de flottation.
Enfin Agrogasoil se distingue par son projet d’industrie multisites. Reste à valider le process. « Il faut caractériser les déchets, mettre au point les machines d’extraction de la partie graisseuse liquide et effectuer les tests sur les machines des utilisateurs, des navires de pêche dans un premier temps », explique Fanch Le Bris, en charge de l’innovation chez Le Floch Dépollution, chef de file du projet.
Objectif d’ici à dix ans : la construction d’une vingtaine d’unités dimensionnées pour produire environ 5 000 tonnes de biodiesel par an chacune et dotées de méthaniseurs pour valoriser les corps solides en chaleur et électricité. Rien ne se perd, dans ce projet.

(Source : ouest-france.fr)

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a annoncé hier que la France va plaider pour l’interdiction du commerce international du thon rouge. Mais afin de rassurer les pêcheurs, Paris réclame un délai d’application de dix-huit mois.

Pour les pêcheurs, c’est un véritable coup de tonnerre. Non pas qu’ils soient pris par surprise, puisque les associations écologistes luttent contre la surpêche du thon rouge en Méditerranée depuis plus de dix ans. Mais, pour la première fois, la France rend au sein d’une discussion européenne un avis qui leur est défavorable ! Hier, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a ainsi annoncé que la France allait plaider pour l’interdiction du commerce international du thon rouge, afin de le protéger d’une possible extinction. Pour le ministre du Grenelle de la mer, opposé à Bruno Le Maire, ministre de la Pêche, l’arbitrage élyséen en faveur de cette interdiction est un « signal puissant et pédagogique » à l’adresse des organisations régionales de pêche chargées de veiller aux ressources. « On change de monde et de mode de régulation », a-t-il prévenu.

Quotas non respectés
De fait, en se prononçant pour l’inscription du thon rouge à l’annexe 1 de la Convention internationale sur les espèces sauvages (Cites), comme le réclame la principauté de Monaco, la France permet de basculer le jeu diplomatique international en faveur des défenseurs de l’espèce menacée et se range implicitement du côté de ceux qui dénonce l’incapacité de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta) à faire respecter ses autorisations de captures. Depuis des années, les quotas de pêche qu’elle fixe sont supérieurs aux recommandations scientifiques et non respectés (cf. graphique). En conséquence, le stock de thons rouges en Méditerranée a baissé de 75 %, notamment depuis l’apparition dans les années 1980 d’une pêche industrielle avec des thoniers senneurs, équipés comme des navires de guerre pour fournir des thons, peu importe leur taille, aux fermes d’engraissement qui approvisionnent le marché japonais. « Il existe une régulation internationale par quotas, qui ne fonctionne pas bien, donc nous faisons appel aux outils qui permettent d’agir sur le commerce », a expliqué Jean-Louis Borloo, sachant que jamais une espèce commerciale de poisson n’a encore bénéficié d’une telle protection.

Trois conditions
Grâce à la position française, l’Union européenne, sauf crispation de l’Espagne, devrait donc défendre l’interdiction du commerce en mars prochain, lors de la prochaine réunion Cites. Mais la bataille ne fait que commencer. Le Japon est prêt à déployer les grands moyens pour s’y opposer.
Pour rassurer les pêcheurs, le gouvernement pose trois conditions à son vote écologique. Il réclame d’abord un délai d’application de l’interdiction de dix-huit mois, dans l’attente de nouvelles études scientifiques sur l’état du stock prévues à l’automne 2010, puis à l’été 2011. Il demande aussi le maintien d’une pêche artisanale (180 bateaux concernés), qui puisse commercialiser ses prises dans les pays de l’Union. Enfin, elle demande à la Commission européenne de financer la conversion des thoniers senneurs. A Bruxelles, Greenpeace s’est félicité de la nouvelle position française, tout en critiquant le délai réclamé. A Marseille, les thoniers méditerranéens parlent d’« apocalypse » et sollicitent d’urgence un rendez-vous avec le président de la République. Sur la côte basque, de nombreux pêcheurs artisanaux se taisent, mais se félicitent secrètement de cette décision.

En France, 28 bateaux concentrent l’essentiel des prises
La pêche au thon rouge en France concerne environ 200 bateaux et un millier de marins. Mais 90 % du quota français (2.019 tonnes en 2010 sur un total européen de 76.104 tonnes) sont attribués aux senneurs de Méditerranée, soit 28 bateaux en activité, autorisés à pêcher pendant un mois. Onze bateaux font actuellement partie d’un plan de mise à la casse, subventionné par le gouvernement à concurrence de quelque 2,5 millions d’euros par navire.
Restent 180 bateaux qui pratiquent une pêche diversifiée, notamment dans le golfe de Gascogne, et pour qui la prise d’un thon à la palangre ou à la ligne constitue une part de revenu significative. Plus de 80 % de la pêche sont exportés, le Japon consommant plus de 80 % du thon rouge pêché dans le monde. Le quota global attribué en 2010 par la Cicta atteint 13.500 tonnes, contre quelque 30.000 tonnes au début des années 2000. La pêche illégale représenterait plus de la moitié des quotas.

(Source : lesechos.fr)

La France s’est officiellement prononcée, mercredi 3 février, en faveur de l’interdiction du commerce international de thon rouge, une espèce menacée de disparition en Méditerranée, mais uniquement après un délai de dix-huit mois pour évaluer l’état de la ressource. « Paris propose un moratoire sous réserve du rapport prévu en septembre sur la situation des stocks de thon rouge. Ce moratoire débuterait le 25 mars après la réunion de Doha », a précisé un conseiller gouvernemental.

« Ce délai de dix-huit mois a été arrêté pour permettre de nouvelles expertises scientifiques et peaufiner un plan de sortie des flottes » de thoniers, afin de réduire les capacités de pêche, expliquait-on auprès du gouvernement dans la matinée, avant l’annonce officielle par le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo. « C’est une décision lourde mais nécessaire », a souligné M. Borloo par la suite.
Après cette annonce, les syndicats de thoniers ont fait part de leur colère. « On va vers une grosse crise. Je demande une réunion d’urgence avec le président de la République », a déclaré Mourad Kahoul, président du Syndicat des thoniers méditerranéens. Le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins, qui regroupe l’ensemble des professionnels de la pêche en France, a officiellement « désapprouvé » ce projet.
De son côté, Greenpeace a regretté que le gouvernement « plie devant les pêcheurs », estimant que le moratoire de dix-huit mois « est absurde ». « On nous dit en substance : sauvons l’espèce, mais pas tout de suite », résume l’ONG.

Surpêche
L’Union européenne attendait la décision de la France – l’un des principaux pêcheurs avec l’Italie et l’Espagne – pour se prononcer au niveau communautaire. Monaco a proposé de protéger le thon rouge en l’inscrivant à l’annexe I de la Convention internationale sur les espèces sauvages (Cites), ce qui reviendrait à interdire sa commercialisation internationale. Menacé par la surpêche en raison de la vogue des sushis, le thon rouge pourrait être inscrit à l’annexe dès mars, lors de la réunion de la Cites à Doha.
Selon l’Ifremer, les volumes des captures excèdent largement les taux autorisés et le potentiel de reproduction du stock. Le stock de thon rouge a baissé en Méditerranée de 74,2 % de 1957 à 2007 – dont 60,9 % au cours des dix dernières années. Dans l’ouest de l’Atlantique, ils ont même plongé de 82,4 % de 1970 à 2007, selon la principauté de Monaco qui a déjà réclamé une protection internationale de l’espèce.

L’Etat consacrera 134 millions d’euros pour éliminer les algues vertes qui envahissent chaque année les plages du littoral breton. Le plan présenté, mercredi 3 février, en conseil des ministres par la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, et le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, court de 2010 à 2014 et prévoit notamment la création d’une filière de ramassage et de traitement des algues.

Le phénomène des « marées vertes » étant directement lié aux déversements de nitrates issus des engrais dans les cours d’eau, le plan envisage de limiter le taux de nitrates à 10 mg par litre dans les rivières, au lieu des 50 mg admis pour la consommation humaine. L’Etat envisage de consacrer 40 millions d’euros pour 2010 et 2011, a précisé Mme Jouanno. Une enveloppe qui permettra à l’Etat de contribuer au ramassage, au financement du compostage des algues ramassées et au plan de méthanisation, qui devrait permettre de produire de l’énergie et de l’engrais, et « d’accompagner les évolutions nécessaires des pratiques agricoles ».
De leur côté, les agriculteurs seront invités à modifier leurs pratiques en matière d’engrais, « une mesure essentielle », insiste la secrétariat d’Etat à l’écologie, puisque la quantité « des engrais minéraux azotés achetés par les agriculteurs bretons est égal au volume des excédents d’azote en Bretagne ». Mais d’après Ouest-France, le plan ménage plutôt le monde agricole qui s’était engagé fin novembre « à lutter contre ‘le fléau’« . « Sur les bassins versants des baies noyées sous les marées vertes, les agriculteurs s’engagent ‘à réhabiliter les zones naturelles’. Priorité à l’herbe et non plus au maïs. Limitation drastique des apports d’azote, considérés comme les principaux responsables de la prolifération d’algues », note le journal.
Les porteurs de projet intéressés par le ramassage et le traitement des algues vertes devront s’engager à collecter également le lisier sur le territoire concerné. Il s’agira de recréer des espaces naturels tampon pour ménager les cours d’eau qui se jettent dans la mer : ainsi, en baie de Saint-Brieuc, l’objectif sera de réhabiliter 20 % du territoire en zones humides, prairies et haies.

Le scepticisme des associations et des élus locaux
« Nous craignons qu’il ne s’agisse encore que d’un énième plan qui va coûter cher. Un plan qui est fait pour le milieu agricole et où on ne sent pas de fibre écologique »
, s’est plaint Michel Guillemot, président de l’association Halte aux marées vertes. « On va bien ramasser les algues, bien nettoyer les plages. On va cacher le mal sans le soigner et le cancer algues vertes aura encore de beaux jours devant lui », a-t-il ajouté.
Gilles Huet, secrétaire général de l’association Eau et Rivières, qui a été reçu mardi avec d’autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d’Etat à l’écologie, se montre également très sceptique. « On est dans la com. Sur l’axe préventif, pour l’instant c’est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de ‘renaturalisation’ de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu’est ce qu’on fait si ça ne marche pas ? », s’interroge t-il.
Les élus des communes touchées par le phénomène se montrent tout aussi dubitatifs et attendent la venue, vendredi en Bretagne, du ministre de l’agriculture et de Chantal Jouanno pour en savoir davantage. « Tout ce qui est annoncé jusqu’à présent reste très vague. Mais si ce qui nous sera annoncé vendredi n’est pas valable, ça va dégénérer, les gens sont à bout », a déclaré René Ropartz, maire de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes d’Armor, commune où un cheval a été tué cet été par les émanations toxiques d’algues vertes en décomposition.
En 2008, deux gros chiens avaient déjà trouvé la mort dans la région. Le premier ministre François Fillon avait donc demandé un rapport interministériel (remis le 20 janvier et dont les recommandations n’ont pas été rendues publiques) qui a servi de base au plan quinquennal.

(Source : lemonde.fr)

Le Samedi 23 Janvier, premier jour du salon de Düsseldorf, a été proclamé le palmarès du ‘European Yacht of the Year’.

A l’initiative du Magazine Allemand ‘Yacht’, 11 journalistes spécialisés, venant d’autant de pays Européens, ont essayé les différents postulants et ont élu l’Outremer 49, Bateau Européen de l’Année 2010.
Deux ans tout juste après le rapprochement avec Allures Yachting, et au moment même où le numéro 1 de la série achève sa première transat avec des journées à 12 noeuds de moyenne, c’est une formidable récompense du travail effectué pour faire souffler le vent du renouveau sur le formidable concept Outremer, véritable ADN des catamarans du chantier de La Grande Motte: marins, rapides et simples.
Ce catamaran de 49 pieds affirme un style fort et un caractère dynamique, marque de fabrique d’Outremer : des dérives, une nacelle courte, haute sur l’eau ainsi qu’un fardage réduit.

Spécifications
Longueur:  14.98 m
Largeur:  7.45 m
Tirant d’eau:  0.90 / 2.35 m
Déplacement:  9,5 T
Grand voile:  92.50 m2
Solent:  40 m2
Gennaker:  110 m2
Spinnaker:  150 m2
Catégorie hauturière:  6/8 personnes
Catégorie côtière:  8/10 personnes
Tirant d’air:  23.08 m
Motorisation:  2 x 39 CV
Architecte:  Barreau – Neuman
Designer:  Franck Darnet Design

http://www.catamaran-outremer.com/

Selon l’organisation environnementale Save The Bay, 1 million de sacs plastiques échouent chaque année dans la baie de San Francisco. Cette vidéo écolo nous concerne tous puiqu’elle passe un message universel de lutte contre la pollution des eaux par les déchets urbains, notamment les sacs plastique.

Pêche intensive, pollutions multiples, concentration de CO… Si rien ne changeait, de nombreuses espèces marines disparaîtraient.

Plusieurs espèces marines sont menacées (Pathé)

C’est l’autre réalité environnementale. Depuis dix ans, les scientifiques s’évertuent à nous faire comprendre que l’activité humaine entraîne un dérèglement du climat de la planète, dérèglement qui aura des conséquences graves. En cette Année internationale de la biodiversité, le film Océans nous rappelle que les ressources marines ne sont pas, non plus, inépuisables. Que le sixième continent approche lui aussi du seuil écologique critique, même si les atteintes sont moins évidentes. « Lorsque l’on parle de déforestation massive, il suffit d’un survol en avion pour l’apercevoir. Dans l’océan, tout se fait à couvert », soupire Guy Duhamel, océanographe biologiste, directeur du département « milieux et peuplements aquatiques » au Muséum national d’histoire naturelle.

La surpêche
« Lutter contre la surexploitation des stocks est la priorité absolue« , explique François Chartier, responsable de la campagne Océans chez Greenpeace France. 76% des stocks de poissons commercialisés de la planète sont utilisés à leur maximum. « Il n’y a plus d’aire marine au monde qui demeure intouchée, insiste Guy Duhamel. On pêche désormais sans aucune limite technique, et cela jusqu’aux pôles. Sans aucune contrainte non plus de profondeur. » Des prélèvements intensifs qui font des victimes collatérales. 300 000 mammifères marins, qu’il s’agisse de baleines ou de dauphins, sont victimes chaque année de la pêche non sélective.
Selon une étude publiée dans la revue Science magazine en 2006, si l’on continue de faire peser la même pression sur les ressources marines, en 2048 il n’y aura plus aucune espèce commerciale vivante. Un scénario catastrophe qui a ensuite été nuancé par d’autres travaux. « La situation est tout de même critique, poursuit Guy Duhamel. Et c’est notre génération qui porterait la responsabilité de ce désastre annoncé. » Premier sur la liste, le thon rouge. Si l’on poursuit les prélèvements de la même manière, ce grand prédateur disparaîtra en 2012.

Les pollutions
« 80% de la pollution en mer vient des activités à terre« , assure François Chartier. Aujourd’hui, 70% de la population mondiale vit près des côtes. « Et cela a un réel impact, note Guy Duhamel. Au Bangladesh par exemple, où la majorité de la population vit au bord de l’eau, tout va à la mer. » Dans le Pacifique ou l’océan Indien, des zones d’accumulation de déchets, bien connues des navigateurs, se sont créées. « Les poissons, les tortues ingèrent des plastiques« , poursuit l’océanographe. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour constater les ravages de l’activité humaine. « Allez en Bretagne ou en Normandie, lance Duhamel. Certaines plages sont recouvertes d’algues vertes. C’est la conséquence du taux élevé de nitrate dans les cours d’eau dû à l’élevage intensif de porcs. »
Autre fléau, les dégazages. L’équivalent du pétrole de vingt pétroliers Prestige ou de cinquante Erika est déversé illégalement en Méditerranée chaque année. Guy Duhamel annonce d’autres dégâts: « On va bientôt connaître chez les poissons de mer les mêmes problèmes de dérèglements hormonaux que chez les poissons d’eau douce. » A cause des résidus de pilules, micropollution présente dans les eaux usées, qui n’est pas filtrée par les stations d’épuration et se retrouve dans les cours d’eau avant de finir dans la mer.

L’acidification des eaux
La concentration des gaz à effet de serre augmente dans l’atmosphère? L’océan, qui est l’un des plus grands stockeurs naturels de carbone sur Terre (il absorbe un tiers du CO2 émis par les activités humaines), en subit les conséquences de plein fouet. Son acidité augmente, ce qui menace la survie à long terme de certaines espèces marines. Notamment celles dont les organismes contiennent du carbonate de calcium: les coraux, les mollusques et les crustacés, ainsi que le phytoplancton.
Les participants d’un colloque organisé par le Comité océanographique intergouvernemental de l’Unesco, en 2004, ont conclu que « d’ici le milieu de ce siècle, le poids de l’accumulation du CO2 entrant dans l’océan mènera à des changements de pH ou d’acidité des couches supérieures qui seront d’une ampleur trois fois plus importante et cent fois plus rapide que ceux subis entre les périodes glaciaires. » Ce changement pourrait perturber les chaînes alimentaires marines « dans une proportion et d’une façon qui ne sont pas encore prévisibles et compréhensibles à ce jour« .

(Source : lejdd.fr)

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