Mille sabords au Crouesty : des bateaux toujours plus grands

Source : www.entreprises.ouest-france.fr

Vous revenez aujourd’hui à la tête du Mille sabords après en avoir déjà été président qu’est-ce qui a changé ? Bruno Guillon Verne président du salon Mille sabords et expert maritime.  » Le contexte est bien différent de voici quelques années. Avant 2009 c’était l’euphorie au point qu’il y avait plus de bateaux vendus que de places dans les ports. Depuis la crise économique est passée par là et se poursuit. Même si le marché de l’occasion s’en sort mieux que celui du neuf. Auparavant le premier représentait 65 % des ventes totales de la plaisance désormais il atteint 88 %. Non seulement parce que les achats du neuf se sont effondrés mais aussi parce que l’occasion a su résister. Les clients préfèrent en effet investir des sommes moins importantes dans les moments difficiles même si certains ont toujours les moyens de s’offrir de grandes unités neuves.  » Quelles tendances risque-t-on de retrouver au prochain salon Mille sabords ? Le Mille sabords est à la fois la locomotive et le reflet du marché de l’occasion en France. On va ainsi pouvoir y constater que comme pour le neuf voici quelques années la taille des bateaux augmente aussi dans l’occasion. Parce que le client a toujours envie de plus grand lors d’un second achat. C’est ce que les professionnels du nautisme appellent  » le mètre supplémentaire « . Cette année pour la première fois au Mille sabords la taille moyenne du voilier atteindra 11 m et on va trouver plusieurs 50 pieds (1524 m). Il y aura même un 65 pieds (1981 m) mis à prix 450 000 €. Mais que les amateurs de petits bateaux se rassurent : il y en aura pour tous les goûts parmi les 800 navires exposés à partir de 1 000 €. Comment se porte aujourd’hui le marché du semi-rigide ? C’est un produit qui reste très recherché parce qu’il convient à ceux qui découvrent la plaisance parce que son prix reste abordable parce qu’il est pratique pour une sortie à la journée avec une mise à l’eau facile sans avoir toujours besoin d’une place dans un port. Mais là encore son marché se porte mieux dans l’occasion que dans le neuf même s’il est souvent évalué chez les particuliers. La difficulté de trouver des places dans les ports reste-t-elle un frein à l’achat ? C’est désormais devenu un faux problème dans nombre de ports car des solutions sont trouvées. Les places sont mieux gérées avec des contrats et des services adaptés aux besoins avec le développement des ports à sec même si c’est parfois plus contraignant. Cela crée un turn-over des bateaux qui ne restent plus à flots toute l’année.