Plan algues vertes : les Verts dénoncent un manque d’ambition

Publié le 17/03/2010 parl'éconaute

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Suite à la présentation du plan algues vertes par les ministères de l’écologie et de l’agriculture, le groupe des Verts constate  »un manque d’ambition » dans les mesures proposées qui relèveraient d’une  »opération cosmétique pour cacher ces algues qu’on ne saurait voir ».

Selon le parti écologiste, le plan ne servirait qu’à corriger les effets les plus dramatiques d’une politique agricole ultra-intensive sans s’attaquer aucunement aux causes globales.
Les Verts ne croient pas aux annonces d’interdiction d’augmentation de cheptels dans les zones en excédent d’azote :  »promesses entendues 100 fois mais jamais respectées ! Sur pression du syndicat majoritaire et sur ordre du gouvernement, les préfets ne cessent de signer des dérogations », expliquent-ils.
Le parti dénonce surtout le fait que l’Etat assumera à la place des agriculteurs l’essentiel des actions correctives :  »avec la mise en place d’unités de méthanisation du lisier et de compostage des algues, l’État prend dans les poches des citoyens pour permettre aux agriculteurs de ne faire aucun effort technique et continuer leur emballement suicidaire vers le gigantisme et l’aberration agronomique ».
Les Verts préconisent plutôt la mise en place d’un plan pluriannuel de reconversion des élevages hors-sols (porcs et volailles) vers des pratiques plus durables (porcs sur paille, plein-air ou biologique, volailles de qualité ou biologiques) et de l’élevage laitier intensif vers des systèmes autonomes et économes (alimentation à base d’herbe, élevage biologique…).
Pour autant, Le Drian, l’actuel président du conseil régional (PS),  estime que «le plan gouvernemental va dans le bon sens, notamment parce que l’aspect préventif est fort et que l’État met du cash sur les appels à projets territoriaux». Il regrette seulement que deux aspects majeurs – le foncier et les nouveaux modes de financement – soient absents de cette feuille de route à cinq ans.
Quant aux méthodes de production actuelles, elles doivent être, selon lui, remises en cause : «Il faut métamorphoser la production agricole sur les deux bassins-versants les plus touchés. Cela concerne quelque 1 000 exploitations qu’il faut accompagner pendant le temps nécessaire à leur mutation», dit-il, en se disant favorable à «un contrat algues vertes». «Dans ce cas, le conseil régional accompagnerait financièrement les signataires.»
Pour sa part, Bernadette Malgorn applaudit le plan gouvernemental et se félicite que la solidarité nationale joue enfin.
«Le modèle agricole breton est aujourd’hui interpellé sur le plan économique et environnemental. Il faut donc qu’il évolue. Nous sommes favorables à un nouveau modèle dans lequel coexisteront une agriculture productive et écologiquement responsable comme au Danemark ou aux Pays-Bas et une agriculture biologique. Aujourd’hui, la Bretagne fournit 2 % du bio alors que les études indiquent qu’à maturité, ce marché représentera 20 %.»
La candidate UMP conclut : «Est-ce normal qu’aujourd’hui la charcuterie bretonne bio soit élaborée avec des porcs danois ?»

(Source : actu-environnement.com)

Publié dans : Environnement