Le port à sec automatisé des Sables d’Olonne

Publié le 16/06/2009 parl'éconaute

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Le ministère de l’Écologie le distingue « port exemplaire ». Un imbroglio juridique complique la réalisation.

Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, avait lancé un appel à projets « ports exemplaires ».
Objectif : concilier la recherche de nouvelles capacités d’accueil dans les ports de plaisance, à l’intégration environnementale… La liste des dix lauréats, parmi les 33 projets en compétition, a été dévoilée jeudi soir à Lorient. Le projet de port à sec des Sables-d’Olonne, entièrement automatisé pour 480 bateaux à moteur, a été retenu. L’État subventionne les frais d’études, à hauteur de 30 %.
Cette distinction salue un concept innovant. Unique en France. Un prix qui tombe à point pour relancer le projet, actuellement dans une impasse juridique. Le port à sec doit être construit, à la Cabaude, sur les 10 000 m2 des anciens chais des marins. Le site est situé sur le domaine maritime, concédé au conseil général et sous gestion de la chambre de commerce.
La ville a obtenu l’AOT (autorisation d’occupation temporaire pour trente ans). La municipalité avait envisagé de construire en direct : de pré-vendre des places (garanties d’usage) pour financer une réalisation en trois phases. Montant total de l’investissement 12 millions d’euros. Patatras. L’AOT ne permet pas la cession de ces garanties d’usage.Une seconde possibilité a été envisagée : créer une société d’économie mixte. Et laisser au partenaire privé la charge de la construction, puis de la gestion de l’équipement.
Là encore, des complications d’ordres juridiques. « Le projet est en stand-by », résume Yves Roucher, qui espère une solution rapide, en concertation avec le département et la chambre de commerce. Et puis, il y a l’effet crise, les difficultés de la plaisance et son marché en récession. Prudence de mise. « On fait le dos rond ».

(Source Ouest-France)

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